Presque tous les candidats aux annales EVC de médecine générale cherchent la même chose : la liste des sujets tombés. C'est un réflexe compréhensible — et aussi la partie la moins utile du travail. Une liste de thèmes ne dit pas comment la question est posée, sur quel terrain elle est posée, ni ce que le correcteur attend exactement dans la copie. Cet article analyse les sujets des sessions 2020, 2021, 2023, 2024 et 2025 pour répondre à ces questions autrement.
✓ En résumé
Ce que vous allez trouver ici : une analyse du format des épreuves, des constats tirés de cinq sessions, et quatre conseils pratiques pour organiser votre préparation — pas une simple liste de thèmes à apprendre par cœur.
Annales EVC de médecine générale : de quoi parle-t-on exactement ?
Les épreuves de vérification des connaissances (EVC) constituent la première étape de la procédure d'autorisation d'exercice (PAE), la voie par laquelle un médecin titulaire d'un diplôme obtenu hors Union européenne obtient l'autorisation d'exercer en France. Elles sont organisées par le Centre national de gestion (CNG), spécialité par spécialité. La médecine générale est l'une des spécialités ouvertes aux deux voies d'accès. Pour tout comprendre sur le parcours, consultez le guide complet des EVC.
Ce que l'on appelle les annales EVC de médecine générale recouvre trois documents distincts par session. Les confondre est la première erreur de méthode : ils n'évaluent pas la même chose et ne s'abordent pas de la même manière.
- Épreuve de vérification des connaissances fondamentales (voie externe) — passée le matin.
- Épreuve de vérification des connaissances pratiques (voie externe) — passée l'après-midi.
- Questionnaire à choix multiples de la voie interne — passé le même jour, format entièrement différent.
⚠ À retenir
À retenir : aucune session EVC n'a été organisée en 2022 pour la médecine générale. Les cinq dernières sessions sont donc 2020, 2021, 2023, 2024 et 2025. Beaucoup de compilations d'annales présentent une année manquante sans l'expliquer.
Voie interne ou voie externe : deux épreuves EVC qui n'ont rien de comparable
C'est le point à clarifier avant toute chose, parce qu'il oriente toute la préparation. Si vous n'avez pas encore tranché, l'article voie interne ou externe aux EVC : comment choisir vous aidera à y voir clair.
La voie interne est évaluée par un questionnaire à choix multiples. Le sujet de médecine générale de la session 2025 comportait quarante questions. Les formats varient à l'intérieur d'un même sujet : questions à réponses multiples classiques, questions où une seule proposition est fausse parmi cinq vraies, questions où l'énoncé précise que deux réponses exactement sont attendues. Un candidat qui n'a travaillé que sur du rédactionnel découvre cette mécanique le jour de l'épreuve. Pour aller plus loin : comprendre la logique des QCM à la voie interne.
La voie externe compose deux épreuves rédactionnelles distinctes le même jour. Ce sont deux exercices différents, avec des attentes différentes. Pour une présentation complète : EVC voie externe — tout comprendre avant de vous lancer.
Ce que les sujets EVC disent avant même la première question
Trois éléments de forme figurent dans les sujets de la voie externe, et ils sont rarement pris au sérieux par les candidats. Ils conditionnent pourtant la manière dont il faut s'entraîner, bien plus que le choix des thèmes.
- Tous les sujets doivent être traités. Il n'y a pas de choix entre les cas, pas de sujet optionnel. Une copie qui laisse un sujet vide perd mécaniquement la fraction de points correspondante, quelle que soit la qualité du reste. Le nombre de sujets varie entre trois et six pour l'épreuve fondamentale : il faut avoir répondu partout avant de soigner quoi que ce soit.
- Les réponses doivent tenir en quelques mots. L'épreuve n'attend pas une dissertation. Un candidat qui délaye, qui recontextualise, qui écrit une introduction avant de répondre, perd du temps sans gagner de points — et n'aura pas le temps de traiter le dernier sujet. Le format attendu se rapproche d'une réponse orale structurée.
- L'énoncé fixe souvent le nombre de réponses attendues. « Citez deux classes d'antibiotiques », « citez six complications », « citez neuf facteurs de risque ». Lorsque le nombre est donné, il fait partie de la consigne : en écrire davantage ne rapporte rien, en écrire moins coûte des points.
⚠ À retenir
À retenir : une copie complète et brève l'emporte sur une copie longue et partielle. Ces trois règles de forme sont valables sur l'ensemble des sessions analysées.
Comment les annales EVC de médecine générale ont évolué entre 2020 et 2025
L'évolution la plus nette concerne l'épreuve de vérification des connaissances fondamentales, et elle ne se voit qu'en remontant à 2020.
En 2020, cette épreuve comportait quatre sujets et aucun document. Le premier sujet n'était même pas une vignette clinique : huit questions isolées, sans patient, portant sur des points de thérapeutique et d'infectiologie — deux classes d'antibiotiques à bonne diffusion prostatique, le médicament de référence de l'urétrite gonococcique, quatre vaccins vivants atténués, trois atteintes extra-pulmonaires évocatrices de légionellose.
En 2024, le format change : une question est construite autour d'une photographie clinique — une éruption vésiculeuse en hémi-ceinture chez un homme de 53 ans. En 2025, le mouvement s'accentue : le sujet s'ouvre sur une radiographie de thorax dont il faut citer les anomalies, puis sur des épreuves fonctionnelles respiratoires à interpréter, avant de demander le stade de sévérité selon la classification GOLD.
| Session | Épreuve fondamentale — format | Documents présents |
|---|---|---|
| 2020 | 4 sujets courts, questions de cours sans vignette | Aucun |
| 2021 | 5 sujets, dont une série de diagnostics différentiels | Aucun |
| 2023 | 6 sujets courts, une à trois questions chacun | Aucun |
| 2024 | 4 questions, dont une sur photographie clinique | Photographie dermatologique |
| 2025 | Radiographie de thorax + EFR + cas cliniques | Radio, EFR, bilan biologique |
Le format « série de questions courtes sans patient », présent en 2020, 2021 et 2023, a disparu des deux dernières sessions. Réviser la fondamentale comme un examen de cours, ce qui pouvait suffire il y a cinq ans, est aujourd'hui un mauvais calcul.
L'épreuve pratique a suivi un chemin bien plus stable : dès 2020, elle comportait quatre cas cliniques longs, avec un bilan biologique complet dans la plupart d'entre eux. Elle restera sur ce modèle sur l'ensemble de la période, avec un resserrement sur trois cas en 2024 et un retour à quatre en 2025.
💡 Conseil Major ECN
Conseil Major ECN : si vous préparez la session 2026, entraînez-vous dès maintenant à lire des radiographies de thorax, des EFR et des bilans biologiques commentés. Ces compétences d'interprétation sont désormais évaluées dès l'épreuve du matin.
Les sujets EVC de médecine générale, session par session
Le tableau suivant récapitule les thèmes abordés dans les deux épreuves de la voie externe pour chacune des cinq sessions analysées. Il sert de repère, pas de programme : comme le montrent les constats ci-dessous, le même thème ne retombe jamais sur le même terrain.
| Session | Connaissances fondamentales | Connaissances pratiques |
|---|---|---|
| 2020 | Questions courtes d'infectiologie et de thérapeutique (antibiotiques, vaccins, légionellose) ; décompensation d'insuffisance ventriculaire gauche chez une femme de 80 ans ; sevrage alcoolique chez un homme de 52 ans ; diarrhée fébrile sous antibiothérapie avec hypokaliémie | TVP proximale chez une femme de 76 ans sous aspirine ; pneumopathie COVID-19 chez une femme de 86 ans en EHPAD (IRC terminale, question de limitation thérapeutique) ; somnolence fébrile chez une femme de 83 ans (foyer pulmonaire, hypernatrémie, hyperglycémie) ; polyarthrite goutteuse chez un homme de 75 ans porteur de valve mécanique sous AVK |
| 2021 | Insuffisance surrénalienne aiguë ; bilan et prévention des IST ; insuffisance rénale aiguë obstructive ; anémie d'un syndrome inflammatoire chronique ; série de diagnostics différentiels (hypercalcémie, syndrome œdémateux, hémorragie digestive haute, grosse jambe rouge, prurit) | Pyélonéphrite à risque de complication chez une femme de 76 ans diabétique ; chute avec station au sol prolongée chez une femme de plus de 80 ans sous ACOD ; embolie pulmonaire (scores de probabilité et de gravité, contraception post-TEV) ; patient âgé dément polymédiqué (révision d'ordonnance, décompensation cardiaque, soins de confort) |
| 2023 | Pyélonéphrite aiguë simple ; agitation aiguë du sujet âgé ; hypercalcémie ; hyponatrémie avec confusion ; delirium tremens ; TVP proximale | Anémie microcytaire et carence martiale orientant vers une maladie cœliaque ; purpura thrombopénique sous anticoagulant et antiagrégant ; douleurs des épaules chez une femme de 69 ans avec syndrome inflammatoire ; anémie macrocytaire avec polynucléaires hypersegmentés |
| 2024 | Calendrier vaccinal de 10 à 60 ans ; diabète de type 2 et molécules hypoglycémiantes ; bicytopénie macrocytaire arégénérative ; zona thoracique sur photographie | Infection urinaire fébrile chez un homme de 82 ans avec chute et TVP en cours d'hospitalisation ; fibrillation atriale chez un patient de 70 ans consommateur d'alcool ; crise d'asthme chez un adulte jeune |
| 2025 | Pneumopathie aiguë communautaire avec radiographie et EFR, classification GOLD ; anémie microcytaire profonde et indications transfusionnelles ; cirrhose ; urétrite puis syphilis secondaire | Embolie pulmonaire avec angioscanner, puis bouffées de chaleur de la ménopause ; lombalgie évoluant vers une sciatique S1 avec IRM ; pyélonéphrite aiguë chez une femme de 23 ans ; diabète de type 2 déséquilibré, intensification thérapeutique et vaccinations |
Huit constats tirés des annales EVC de médecine générale
1. L'interprétation biologique est la compétence la plus rentable
C'est le résultat le plus frappant du corpus. Une interprétation de bilan biologique est demandée ou nécessaire dans chacune des cinq sessions étudiées, dans les deux épreuves de la voie externe et dans le sujet à QCM de la voie interne.
L'hémogramme domine : anémie macrocytaire arégénérative en 2020, distinction entre anémie inflammatoire et carence martiale en 2021, trois des quatre sujets pratiques reposant sur une numération en 2023, bicytopénie à définir en 2024, hémoglobine à 6,4 g/dL en 2025. L'ionogramme et le bilan rénal arrivent juste derrière, avec la même régularité sur toute la période.
Un candidat qui sait lire un hémogramme et un ionogramme, nommer l'anomalie avec les bons qualificatifs, en déduire le mécanisme et prescrire le bilan de première intention capitalise sur chaque session. Ce sont des compétences transversales, pas des items.
2. Les réponses attendues comportent des chiffres
C'est, dans le corpus étudié, le point de perte le plus évitable : le candidat connaît la réponse, mais la donne incomplète. Les sujets demandent des posologies avec une formulation qui revient littéralement session après session : « nom, posologie, schéma d'administration », « médicament (DCI) de référence avec sa voie d'administration », « molécule, dose unitaire, fréquence par jour et durée ».
Ils demandent aussi des scores nommés et des seuils. La session 2021 en fournit la démonstration la plus complète : scores de probabilité clinique devant une suspicion d'embolie pulmonaire, score de gravité, score d'anticoagulation et de risque hémorragique, définition chiffrée de l'hypotension orthostatique, seuil de clairance pour le produit de contraste iodé et la metformine, valeurs des indices urinaires distinguant insuffisance rénale fonctionnelle et organique.
⚠ À retenir
À retenir : une réponse juste mais sans posologie, sans seuil ou sans durée reste une réponse incomplète. C'est le poste de points le plus simple à sécuriser avant l'épreuve. À l'inverse, certaines questions précisent de ne pas donner de nom de médicament : lire la consigne exacte fait partie de l'exercice.
3. Le même thème ne retombe jamais sur le même terrain
Deux thèmes reviennent dans les cinq sessions analysées, et aucun n'y est jamais reposé de la même façon.
La maladie thromboembolique veineuse apparaît dans les cinq sessions : TVP proximale chez une femme de 76 ans sous aspirine en 2020, embolie pulmonaire abordée par le raisonnement probabiliste en 2021, TVP comme question de cours en 2023, thrombose survenant au décours d'une hospitalisation en 2024, embolie pulmonaire documentée par angioscanner en 2025.
L'infection urinaire suit la même logique : chez une patiente sondée asymptomatique où la bonne réponse est de ne pas traiter (2020), chez une femme de 76 ans diabétique avec pyélonéphrite à risque (2021), chez une femme de 30 ans sans critère d'hospitalisation (2023), chez un homme de 82 ans avec chute et insuffisance rénale (2024), chez une femme de 23 ans avec syndrome inflammatoire majeur (2025).
Apprendre « la pyélonéphrite » ne suffit pas. Il faut savoir décliner la prise en charge selon le sexe, l'âge, la fonction rénale, le contexte de soins et les facteurs de risque de complication — et reconnaître les situations où l'abstention est la réponse attendue.
4. Le patient âgé polypathologique traverse tout le corpus
En 2020, les quatre cas de l'épreuve pratique concernent des patients de 76, 86, 83 et 75 ans. En 2021, trois des quatre cas portent sur des patients âgés, dont un cas entièrement construit sur la chute et ses conséquences et un autre sur un patient dément polymédiqué.
Chute et facteurs favorisants, complications de la station au sol prolongée, syndrome post-chute, hypotension orthostatique, confusion et causes somatiques, iatrogénie, dénutrition : ces thèmes reviennent dans chaque session et dans les deux voies. Dans le corpus étudié, la médecine générale évaluée aux EVC est largement une médecine du sujet âgé polypathologique.
5. L'ordonnance existante fait partie du sujet
Dans presque chaque cas, le traitement habituel du patient est détaillé ligne par ligne, avec les dosages. Ce n'est jamais du décor.
La session 2021 pousse la logique à son terme : un sujet demande, chez un patient âgé dément polymédiqué, quels médicaments doivent être arrêtés et pourquoi, molécule par molécule — une benzodiazépine chez un patient dément, un antihypertenseur non de première intention, un antalgique prescrit à un patient non douloureux, un anticholinergique dans l'hypertrophie bénigne de prostate, un antidiabétique contre-indiqué par la fonction rénale.
Autrement dit : savoir prescrire ne suffit pas, il faut savoir déprescrire, substituer et justifier. Cette compétence ne figure dans aucun chapitre de collège ; elle se travaille sur des ordonnances réelles.
6. La fin de vie et son cadre légal sont explicitement évalués
Deux des cinq sessions posent la question frontalement. En 2020, un sujet demande quels éléments plaideraient, chez une patiente de 86 ans insuffisante rénale terminale ayant refusé la dialyse, en défaveur d'un transfert en réanimation en l'absence de directive anticipée, puis les principes de la prise en charge dans ces conditions.
En 2021, un sujet interroge directement le cadre juridique de la décision et la place des directives anticipées et de la personne de confiance, avant de demander les modalités concrètes des soins de confort. Ces questions n'attendent pas une opinion : elles attendent la connaissance d'un texte de loi, l'identification des critères qui fondent une décision de limitation, et la prescription de la prise en charge symptomatique correspondante.
7. Un cas clinique contient souvent deux pathologies
C'est le piège structurel de l'épreuve pratique, retrouvé dans les cinq sessions. En 2020, le sujet demande de citer les deux diagnostics à l'origine de la situation chez une femme de 83 ans somnolente. En 2024, le patient de 82 ans admis pour une infection urinaire développe à la vingt-quatrième heure une jambe œdématiée et douloureuse. En 2025, la patiente traitée pour embolie pulmonaire revient trois mois plus tard pour des bouffées de chaleur.
La dernière question d'un cas n'est presque jamais dans le prolongement direct de la première. Un candidat qui révise strictement par item se fait prendre à ce moment précis.
8. Savoir lire un document est devenu indispensable
Radiographie de thorax, épreuves fonctionnelles respiratoires, angioscanner thoracique, IRM lombaire, photographies dermatologiques, tableaux de numération : les sujets récents en contiennent presque systématiquement, y compris à l'épreuve fondamentale depuis 2024.
La comparaison avec 2020 permet de mesurer le chemin parcouru : cette année-là, l'épreuve fondamentale ne comportait aucun document. Cette compétence se travaille séparément. Elle ne s'acquiert pas en relisant des fiches.
Comment utiliser les annales dans votre préparation aux EVC de médecine générale
Quatre conséquences pratiques se dégagent de cette analyse. Elles valent pour la spécialité médecine générale aux EVC, quelle que soit la session visée.
- Vérifiez le format qui vous concerne avant de commencer à réviser. Voie interne et voie externe ne passent pas la même épreuve, et travailler le mauvais format coûte des semaines.
- Construisez vos révisions autour de compétences transversales. Lire un hémogramme, interpréter un ionogramme et des indices urinaires, rédiger une ordonnance complète avec posologie, réviser une ordonnance existante, connaître les scores et les seuils, adapter une prise en charge au terrain : ces compétences sont sollicitées quel que soit le thème tiré.
- Travaillez le format court. L'énoncé demande des réponses en quelques mots, fixe souvent le nombre d'items attendus, et impose de traiter tous les sujets. Le chronométrage fait partie de l'entraînement au même titre que le contenu. Consultez aussi comment rédiger une QROC aux EVC pour maîtriser ce format.
- Entraînez-vous en écrivant réellement, sur des cas complets. La structure attendue est stable d'une session à l'autre : diagnostic et arguments, examens complémentaires justifiés, prise en charge détaillée avec posologies, surveillance, puis complication ou évolution. Cette structure se note, et elle ne s'acquiert qu'en écrivant — et en faisant corriger.
💡 Conseil Major ECN
Conseil Major ECN : composez un sujet entier montre en main avant de regarder quoi que ce soit. Vous découvrirez souvent que le temps manque non pas sur les questions difficiles, mais sur les dernières questions du dernier sujet — celles qui se traitent vite quand on y arrive à temps. La méthode Major ECN repose sur des sujets rédigés et corrigés individuellement : la différence entre une réponse complète et une réponse approximative ne se voit pas seul.
Ce que l'analyse des annales EVC ne permet pas de dire
Un point de méthode s'impose, parce qu'il circule beaucoup d'affirmations imprudentes sur ce sujet. L'analyse d'annales est un outil d'orientation, pas un outil de prédiction. Le fait qu'un thème soit apparu plusieurs années de suite ne garantit rien pour la session suivante, et le fait qu'un thème soit absent de ce corpus ne l'exclut en aucune manière.
Le programme des EVC de médecine générale couvre l'ensemble de la discipline, et les rédacteurs de sujets ont montré qu'ils savaient sortir des thèmes attendus — la session 2020 comportait un cas construit sur une pathologie qui n'existait dans aucun référentiel deux ans plus tôt.
Ce que l'analyse permet, en revanche, c'est de hiérarchiser un travail qui ne peut pas être exhaustif dans le temps disponible, et de comprendre ce qui est réellement évalué : moins la connaissance brute que la capacité à raisonner devant un document, à prescrire précisément et à décider dans un contexte contraint. Pour organiser vos révisions dans le temps, consultez comment organiser ses révisions jusqu'au concours EVC.
📌 Source officielle
Corpus analysé : cette analyse repose sur les sujets officiels des cinq dernières sessions des EVC de médecine générale — 2020, 2021, 2023, 2024 et 2025. Aucune session n'a été organisée en 2022. Pour chaque session, les deux épreuves de la voie externe ont été examinées ; le questionnaire à choix multiples de la voie interne l'a été pour les sessions récentes. Les constats présentés ici décrivent ce corpus et ne préjugent pas des sessions à venir.
Questions fréquentes sur les annales EVC de médecine générale
Y a-t-il eu une session EVC en 2022 ?
Non. Aucune session n'a été organisée en 2022 pour la médecine générale. Les cinq dernières sessions sont donc 2020, 2021, 2023, 2024 et 2025, ce qui explique que certaines compilations d'annales présentent une année manquante sans l'expliquer.
Quelle est la différence entre l'épreuve fondamentale et l'épreuve pratique ?
Les deux sont passées le même jour par les candidats de la voie externe. L'épreuve fondamentale, le matin, se compose de sujets courts — entre trois et six selon les sessions — portant sur des points de connaissance précis. L'épreuve pratique, l'après-midi, se compose de cas cliniques développés, généralement trois ou quatre, avec un bilan biologique ou une imagerie dans presque chaque cas.
Les annales de la voie interne existent-elles ?
La voie interne est évaluée par un questionnaire à choix multiples, distinct des sujets rédactionnels de la voie externe. Un candidat de la voie interne qui s'entraîne uniquement sur les annales rédactionnelles travaille un format qui n'est pas le sien. Pour comprendre les spécificités du QCM, consultez la logique des QCM à la voie interne.
Les sujets EVC de médecine générale se répètent-ils d'une année sur l'autre ?
Les thèmes reviennent, la question ne se répète pas. L'infection urinaire et la maladie thromboembolique veineuse figurent dans les cinq sessions analysées, mais chaque fois sur un terrain différent, ce qui change entièrement la conduite à tenir attendue. Réviser une pathologie sans savoir décliner sa prise en charge selon l'âge, le sexe, la fonction rénale et le contexte ne suffit pas.
Faut-il apprendre les annales par cœur ?
Non, et c'est même contre-productif. Les annales servent à comprendre le format de l'épreuve, le niveau de précision attendu dans les réponses et le type de raisonnement évalué. Elles ne permettent pas d'anticiper les sujets de la session suivante. Pour éviter les erreurs classiques, lisez aussi les 7 erreurs qui coûtent le plus de points aux EVC.
Combien de temps faut-il consacrer aux annales dans une préparation aux EVC ?
Il n'existe pas de réponse générale : cela dépend du niveau de départ, du temps disponible et de la voie concernée. Ce que montre l'analyse du corpus, en revanche, c'est que la lecture passive des annales apporte peu. L'entraînement utile consiste à composer dans les conditions de l'épreuve, en respectant le format court et le temps imparti, puis à faire corriger la copie. Découvrez l'espace découverte gratuit pour commencer à vous entraîner.
Où trouver les annales EVC de médecine générale ?
Les sujets des sessions passées circulent sous plusieurs formes, entre ouvrages publiés et compilations mises en ligne. Deux précautions s'imposent : vérifier à quelle session et à quelle voie correspond chaque document — beaucoup de fichiers circulent sans année ni mention de la voie — et vérifier que les corrections associées tiennent compte des recommandations en vigueur, celles-ci ayant évolué sur la période.
En résumé : ce que les annales EVC de médecine générale révèlent vraiment
✓ En résumé
Les cinq points à retenir de cette analyse :
1. L'interprétation biologique (hémogramme, ionogramme) est sollicitée dans chaque session — c'est la compétence la plus rentable à travailler.
2. Les réponses doivent comporter des posologies, des scores et des seuils chiffrés : une réponse incomplète coûte des points même si le raisonnement est juste.
3. Les thèmes récurrents (TVP, infection urinaire) changent de terrain à chaque session : révisez par compétence, pas par item.
4. L'épreuve fondamentale fait une place croissante à l'interprétation de documents (radio, EFR, photographies) depuis 2024.
5. Travailler en écrivant des cas complets, montre en main, et en faisant corriger ses copies est la seule façon de progresser réellement sur le format.
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